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Pour une ville respirable et apaisée : maintenir le tunnel de la rue du Congrès cyclable est un choix pragmatique

Alors que le débat sur l’avenir de la mobilité à Nice s’intensifie avec les récentes annonces sur le covoiturage, l’association Nice à Vélo tire la sonnette d’alarme et lance une pétition pour le maintien du tunnel cyclable de la rue du Congrès.

Rétablir la circulation automobile dans cet ouvrage ne reviendrait pas seulement à effacer une piste cyclable, mais à sacrifier la sécurité des usagers, la santé des riverains et le dynamisme économique local au profit d’un modèle urbain dépassé.

Une pétition pour sauvegarder cette infrastructure

La pétition a été lancée dès le samedi 18 avril et a atteint les 1000 signatures dès le dimanche soir ! Actuellement elle a dépassé le cap des 2200 signatures !

La sécurité et l’efficacité au cœur du trajet

Pour les milliers de personnes à vélo et à trottinette, le tunnel n’est pas un luxe, c’est un bouclier.

Sécurité vitale : sans ce tunnel, les usagers sont contraints de traverser six voies de circulation dense. C’est une mise en danger directe et inutile.

Performance : le tunnel offre une liaison directe, protégée et fluide, idéale pour les familles avec enfants et les novices. Contrairement à la surface soumise aux aléas du trafic motorisé, il garantit un temps de trajet constant, loin des embouteillages.

Pédagogie : ce tunnel est une infrastructure qui permet aux familles et aux touristes de découvrir le vélo urbain dans un environnement sécurisé.

Un quartier apaisé pour les riverains et les commerçants. Le maintien du tunnel est une question de qualité de vie et de bon sens économique.

Santé et calme : rouvrir le tunnel aux voitures créerait un appel d’air massif (trafic induit), ramenant des milliers de véhicules sous les fenêtres des habitants. Le mini-tunnel cyclable a permis de stabiliser le niveau sonore et d’améliorer la qualité de l’air.

L’économie de proximité : Contrairement aux idées reçues, « le client est un humain, pas une voiture ». Un automobiliste traverse le quartier ; un cycliste ou un piéton s’y arrête.

51 % des ménages du centre-ville n’ont pas de voiture (enquête Département 2023). Ce sont les clients fidèles des commerces de proximité, et ils exigent des trajets sécurisés.

Déconstruire les idées reçues : Les chiffres parlent

Face aux tentations de réouverture aux voitures sous prétexte de lutter contre les bouchons, les données de la Métropole sont sans appel :

Le mythe du « tunnel vide » : avec 900 passages par jour mesurés, le tunnel déplace autant de monde que 8 bus BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) ou 700 voitures. Si l’on a l’impression qu’il est « vide », c’est simplement qu’un vélo occupe 10 fois moins d’espace qu’une voiture : l’efficacité n’a pas besoin de bouchons pour exister.

La réalité du trafic : la baisse de la circulation automobile (-25 % entre 2012 et 2020) a précédé l’aménagement du tunnel. Ce dernier n’a fait qu’accompagner une tendance de fond déjà existante.

L’illusion de la fluidité : rouvrir le tunnel aux automobilistes provoquerait un engorgement plus haut sur la rue du Congrès par effet de saturation. Plus on offre de place à la voiture, plus le trafic augmente : c’est une loi urbaine prouvée.

Un choix de bon sens, pas une idéologie

Le vrai pragmatisme consiste à conserver ce qui fonctionne. Ce tunnel a trouvé un équilibre entre les usages, répondant aux besoins de mobilité active et d’apaisement urbain. Le supprimer serait une décision coûteuse pour la collectivité et déconnectée de la réalité géographique de Nice, où le succès du tunnel prouve que les Niçois pédalent dès que l’infrastructure est sécurisée.

Il est temps de cesser d’opposer les usagers : une personne à vélo est bien souvent un propriétaire de voiture qui a fait simplement le choix d’un mode de transport plus adapté à son trajet. En fin de compte, nous partageons toutes et tous la même aspiration : une ville moins saturée, plus apaisée et sécurisée pour nos enfants comme pour nos aînés.

Nous appelons les décideurs à ne pas céder à la tentation du retour en arrière et à confirmer le maintien définitif de cet axe essentiel.

La mobilisation de l’association se concrétise par une sensibilisation sur le terrain et par l’appel aux signatures pour la pétition : niceavelo.org/tunnel

Une réunion est prévue ce jeudi 23 avril avec Monsieur Laurent MERENGONE, adjoint au maire de Nice délégué à la circulation et au stationnement, et monsieur Jean-Marc GOVERNATORI, adjoint au maire de Nice délégué à l’environnement.